25.04.2013

Interview de Barbara Schwickert

Changement à la tête de l’association Cité de l’énergie: après 15 années passées à la présidence de l’association, Cornelia Brandes laisse la place à sa successeur. La nouvelle présidente élue par l’assemblée des membres est la directrice des travaux publics, de l’énergie et de l’environnement de Bienne, Barbara Schwickert.

 

Madame Schwickert, comment envisagez-vous le rôle des communes dans la stratégie énergétique 2050?  

Barbara Schwickert: Les communes se sont exprimées en faveur de la stratégie fédérale et sont des partenaires essentiels à sa mise en œuvre. D’ailleurs, les communes vont encore plus loin et demandent à la Confédération d’être impliquées davantage. Nous sommes au plus proche de la population et pouvons participer activement à la stratégie énergétique en particulier par l’intermédiaire de nos fournisseurs en énergie.

 

Quelle importance revêt la Cité de l’énergie dans la stratégie 2050? 

53% de la population vivent dans une commune certifiée Cité de l’énergie. Ils participent ainsi à un vaste processus qui vise exactement les objectifs de la stratégie énergétique de la Confédération. L’augmentation du nombre de communes et de villes certifiées Cités de l’énergie et membres du réseau Cité de l’énergie génère un mouvement qui réalise les objectifs à l’aide de mesures concrètes.

 

Que peuvent encore faire les communes pour promouvoir la Société 2000 watts auprès de la population? 

Les communes peuvent améliorer leur communication sur les mesures qu’elles mettent en œuvre dans le domaine Cité de l’énergie et assumer ainsi leur fonction d’exemple. D’après mon expérience, tout ce qui touche à l’énergie intéresse les médias et la population. La ville de Bienne veille à faire participer la population, par exemple avec le projet «EnergieEffort» dans le cadre duquel des foyers choisis expliquent comment économiser de l’énergie et ce que cela leur apporte.

 

Comment pensez-vous développer l’importance du label Cité de l’énergie? 

Cité de l’énergie se nourrit des expériences positives des 25 dernières années et notamment des programmes parallèles qui ont été lancés au fur et à mesure et qui complètent aujourd’hui le label de base. Ces différents programmes sont axés sur des aspects précis tels que la mobilité ou les sites 2000 watts.

 

Presque toutes les grandes communes ont reçu le label Cité de l’énergie. Comment allez-vous convaincre les plus petites communes? 

Toutes les grandes communes certifiées n’ont pas le label «Gold». Et devenir une Cité de l’énergie Gold est certainement un objectif à prendre en considération. Les petites communes, quant à elles, sont généralement motivées lorsqu’elles voient l’effet positif de la certification sur les autres communes de la région. Il est également possible de devenir partenaire «en cours de route» lorsque l’on introduit le système de management mais que 50% des mesures ne sont pas encore réalisés. Quelques petites communes ont déjà reçu le label Cité de l’énergie. Au Lichtenstein par exemple, où toutes les communes ont été certifiées, la plus petite d’entre elles compte à peine 300 habitants. Un avantage de la procédure de certification est notamment la prise en compte de la marge de manœuvre des petites communes. Toutes les communes peuvent donc devenir Cité de l’énergie.