30.08.2013

Relever les défis

Au mois de juin de cette année, la commune d’Urnäsch (Appenzell Rhodes-Extérieures) a reçu le label Cité de l'énergie pour la première fois. Les efforts ont été récompensés comme le souligne la conseillère communale dans l’interview. 

Pourquoi Urnäsch a-t-elle décidé d’entreprendre le processus de certification?
Tina Hachen-Rechsteiner: Nous avons décidé de soumettre Urnäsch au processus de certification pour obtenir le label Cité de l’énergie compte tenu du fort potentiel de la commune. Nous voulions une continuité dans la politique énergétique communale. Les événements de Fukushima ont renforcé notre conviction qu’il fallait faire des efforts supplémentaires. 

Comment avez-vous personnellement vécu le processus?
La démarche et le processus de certification se sont déroulés de manière très positive pour les deux parties. La collaboration avec le conseiller Cité de l’énergie a parfaitement fonctionné. 

Les frais de certification sont souvent montrés du doigt. Quel jugement portez-vous sur le rapport coûts-avantages?
Les efforts financiers et administratifs peuvent sembler assez importants. Mais nous pensons qu’ils seront compensés ultérieurement par des avantages notables.

Que peut faire la commune pour sensibiliser la population à la question de la gestion d’énergie?
Nous pouvons sensibiliser les gens à l’aide d’une communication efficace. Nous pouvons publier des communiqués de presse, faire participer la population à des workshops ou encore proposer des subventions. Pour moi, la commune doit être un modèle. Tous les bâtiments communaux doivent être reliés au réseau de chauffage et s’approvisionner en courant «naturmade basic». 

Selon une étude de l’EPF, Urnäsch aurait un potentiel supérieur à la moyenne pour être autosuffisante en énergie. Comment la commune exploite-t-elle cet atout?
Nous avons décidé d’élaborer un concept énergétique qui montre comment exploiter de manière optimale notre potentiel en énergie renouvelable, c’est-à-dire l’énergie solaire associée à des pompes à chaleur, au bois, à l’eau et à l’énergie éolienne.

Les différentes communes du canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures vont chacune à leur propre rythme en termes de politique énergétique. Comment convaincre les sceptiques?
Je pense que la présentation de résultats obtenus par d'autres Cités de l’énergie ou les échanges d’expériences ERFA peuvent aider à mieux comprendre l’intérêt d’une telle démarche. 

Est-ce que les hommes et les femmes politiques locaux manquent vraiment d’enthousiasme en ce qui concerne l’avenir comme l’a souligné l'Appenzeller Zeitung il y a quelque temps?
Non, pas du tout. Ce sont plutôt les possibilités financières des pouvoirs publics qui limitent la mise en œuvre de projets énergétiques intéressants.

Quel soutien attendez-vous de l’association Cité de l’énergie?
J’espère d’une part, une assistance technique pour répondre aux questions spécifiques, mais aussi une aide juridique dans le cadre des règlementations. Par ailleurs, la commune est reconnaissante pour tous les instruments concrets qui sont mis à sa disposition pour la mise en œuvre des mesures.