09.09.2014

Ambassadeurs de l’avenir

Le concept des Cités de l’énergie doit être mieux connu dans les communes et au sein de la population. C’est pourquoi l’Association Cité de l’énergie dispose depuis peu de quatre nouveaux «Ambassadeurs Cité de l’énergie». Dans l’interview, René Longet (Onex) explique comment il envisage sa nouvelle fonction.

En quoi vous sentez-vous responsable en étant honoré par ce titre ?
René Longet : L’Association Cité de l’énergie souhaite mobiliser des personnalités qui ont la légitimité morale de la représenter mais qui ont dû quitter le comité ou la commission du label n’étant plus actives comme élus. J’ai exercé durant 12 ans une fonction d’exécutif dans ma ville et à ce titre j’étais en charge notamment du domaine de l’énergie ; j’ai ainsi aussi à ce titre été plusieurs années membre du comité de l’Association. Je parle donc en connaissance de cause. Je suis convaincu qu’une société à 2000 watts en 2050 est réalisable si on s’y met tous. J’accepte cette tâche avec plaisir, pour répandre ce message autour de moi. C’est une façon de continuer l’engagement pour les Cités de l’énergie auxquelles je suis très attaché.

Comment voyez-vous le rôle d’ambassadeur Cité de l’énergie ?
La fonction n’est pas à ce jour dotée d’un cahier des charges ; il va se construire progressivement en fonction des attentes et des possibilités... J’invite par la présente les membres de l’Association à réfléchir à ce qu’ils attendent de nous, puisque nous sommes à leur service. Soyons les meilleurs leviers possibles pour être des acteurs efficaces du changement.

Dans quels réseaux et quels domaines êtes-vous actif désormais ?
J’ai ces dernières années pris des responsabilités dans le secteur énergétique, cette fois du côté des producteurs, comme vice-président de SIG et à ce titre administrateur d’EOSH et d’Alpiq. Ces entreprises essentiellement en mains publiques sont actuellement confrontées à des conditions cadre très difficiles et ont à cœur de prendre part à la transition énergétique. Où qu’on soit, cherchons à faire progresser nos idées, à rassembler autour d’elles. Les collectivités sont un lieu idéal où montrer l’exemple, faire passer des messages, mobiliser les habitants, susciter la responsabilité de chacun et défendre l’intérêt public, bref changer la donne depuis le terrain.
Par ailleurs, je suis engagé depuis longtemps dans le domaine du développement durable. J’ai participé à plusieurs sommets mondiaux dans la délégation suisse, et été membre de commissions d’experts. J’ai beaucoup travaillé sur la manière de mettre en œuvre le développement durable, sur la gestion durable des ressources. L’énergie est évidemment un des piliers du développement durable, mais ce n’est pas le seul. Ce rôle d’ambassadeur permettra aussi de rappeler ces liens.

Représenterez-vous volontiers l’association lors d’une remise locale de label ?
C’est évidemment un de nos rôles. On m’a déjà proposé de le faire pour une manifestation qui aura lieu cet automne. Je compte bien me rendre disponible pour de tels événements. Les remises de label sont des occasions de parler du comment (techniques, savoir-faire) mais aussi du pourquoi. Notre mission consiste à rappeler la raison d’être de ce programme, de faire accepter l’effort à engager aujourd’hui pour assurer notre qualité de vie demain. Il ne s’agit nullement d’une mode mais d’une nécessité. La transition énergétique est la clé de notre avenir. C’est notre assurance-vie.

Interview: Matthieu Chenal

Ambassadeurs Cité de l'énergie

  • Rudolf Baumann-Hauser, ancien directeur du service de l’énergie du Canton de Lucerne
  • Walter Kubik, ancien directeur du service de l’énergie du Canton de Berne
  • René Longet, ancien conseiller administratif de la Ville d’Onex
  • Marcel Schweizer, ancien conseiller municipal de Riehen BS, président de l’Union des Arts et Métiers de Bâle-Ville